Jeudi au siège de la FFF, Raymond Domenech est apparu à la fois déçu et fataliste concernant l'issue du match face à l'Ecosse (0-1) mercredi soir au Parc des princes. Le sélectionneur national, qui a notamment salué la prestation des Ecossais, a pointé quelques insuffisances collectives. Il n'a toutefois pas souhaité condamner la faute de main de Landreau sur le but ni incriminer son 4-4-
2. Extraits.
LA DEFAITE
« La déception est forte pour tout le monde. On est déçu mais pas abattu car il y a encore une chance de passer. On a notre destin entre nos mains. On est dans la même situation que l'équipe de France de rugby. Au premier match perdu, on est morts. On va se battre jusqu'au bout. »
LE MATCH
« Tout n'a pas été négatif, j'ai vu des choses intéressantes. On a été présents, efficaces et il y a eu du mouvement pour destabiliser un bloc bien en place. On a manqué de présence devant le but. Lors des centres et des corners au premier poteau, on a été loin du compte. On a peut-être des fois cherché la trop bonne solution. »
L'ECOSSE
« La première fois (en 2006), on a été un peu surpris. Là on savait. Ils ont bien défendu et ont été très solides. Techniquement, leur niveau est bon. Ils ont bien travaillé et ont eu un brin de réussite sur le but. A 1-0, ça a renforcé leur position. »
LE BUT
« Sur le but, il y a eu un moment d'hésitation. La moindre faute a des conséquences énormes. Ils ont eu beaucoup de réussite, nous beaucoup moins sur beaucoup de coups. Est-ce qu'il y a une faute de Landreau sur le but ? Ce n'est pas une faute. Ce n'est pas évident. C'est plutôt une question de positionnement. Il y a une frappe superbe, qui va vite, un ballon qui « flotte ». Landreau n'a pas le temps d'avancer, de faire le pas supplémentaire, car si il avait eu le temps de s'avancer, sa déviation aurait été suffisante, là elle n'est pas suffisante.»
TREZEGUET ET LE 4-4-2
« Pas envie de faire la condamnation d'un homme (David Trezeguet) et d'un système. Le 4-4-2, c'est juste une appellation. En seconde période, Nico (Anelka) a joué décroché et notre système ressemblait plus à un 4-2-1-3. »
L'AVENIR
« On ne peut qu'être inquiet mais il ne faut pas pour autant trembler avant d'aller jouer les Îles féroés, la Lituanie et l'Ukraine. On va y aller en se disant qu'il faut gagner. On sera combatif. Cette défaite va renforcer l'envie de bien faire et la solidarité. » - Propos recueillis par Fred FAURE