Quatre sélections en équipe de France : Julien Escudé en compte autant que les Nasri, Lassana Diarra et autre Benzema. Mais le défenseur central n'est pas aussi minot que ses compères tricolores. A 28 ans, Escudé est en pleine maturité. Sa titularisation face à l'Italie a récompensé une fulgurante ascension.
Troisième de la Liga avec son club, le FC Séville, l'an dernier, Julien Escudé va retrouver la Ligue des Champions. Une compétition qu'il a connue en 2004 à l'Ajax d'Amsterdam, équipe dont il a été le seul Français à porter le maillot. Champion des Pays-Bas cette année-là, il devient indésirable la saison suivante pour son entraîneur Danny Blind. Il est transféré au FC Séville en janvier 2006 et va, en deux ans, se construire un palmarès impressionnant. Deux Coupes de l'UEFA, une Supercoupe d'Europe (2006), une Coupe du Roi et une Supercoupe d'Espagne (2007). Séville explose, le Français aussi.
Le 11 octobre 2006, il connaît sa première titularisation chez les Bleus, un match facile face aux Iles Feroe (5-0). S'en suivront la défaite contre l'Argentine (0-1) en février, puis la victoire face à l'Autriche (1-0). Et enfin le nul à San Siro samedi soir (0-0).
Difficile de se faire une place dans la défense centrale tricolore. Thuram et Gallas étant les titulaires indiscutables. Et lorsque l'un d'eux - voire les deux - est blessé, la concurrence est rude. Mexès, Abidal, Boumsong se battent pour le simple fauteuil de suppléant. Mais il semble qu'à Milan, Julien Escudé s'y soit confortablement installé.
